Catégories

Recherche

Lundi 4 septembre 2006

Permanences de BORDEAUX du 1er Semestre 2008 

   Athénée  Municipale, 1, place St Christoly  - 33 000 Bordeaux. 
  
le  2ième et 4ième   Mercredi de chaque mois  de 19h à 21h

Se présenter directement à la permanence.
 
      -   Mercredi 9 janvier 2008

-   Mercredi 23 janvier 2008


-   Mercredi 13 février 2008
 
-   Mercredi 27 février 2008


-   Mercredi 12 mars 2008
 
-   Mercredi 26 mars 2008
 
-   Mercredi 9 avril 2008
 
-   Mercredi 23 avril 2008
 
-   Mercredi 14 mai 2008
 
-   Mercredi 28 mai 2008
 
-   Mercredi 11 juin 2008
 
-   Mercredi 25 juin 2008 
 

      Renseignements : 06 20 41 83 55 - 06 08 62 56 95 - WWW.SOSPAPA.net   
     Email : sospapa33@hotmail.com.

    

 

 
Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Permanences
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 22 mai 2006
En préambule à la Fête des Pères, les pères n’ont pas tous le coeur à se réjouir.
 
Car si la co-parentalité est inscrite dans la loi, la co-parentalité a encore bien du mal concrètement à rentrer dans les pratiques socio-judiciares.
 
Trop souvent encore dans de nombreux cas, tout est bon pour éloigner les enfants du père  après un divorce ou une séparation.
 
Ainsi en préambule à la fête des pères, les pères souvent mal considérés, encombrant, empêchés, meurtris veulent dire qu’ils sont fiers d’être Papa.
 
Les pères distribueront un tract attirant l’attention du public sur la destruction du lien père-enfant après un divorce et une séparation.
 
Dans toutes les grandes villes de France  des pères distribueront des tracts dans de multiples points tout au long de la semaine précédent la fête des pères du samedi 10 juin au vendedi 16 juin. 
 
A BORDEAUX
 
    SOS Papa Aquitaine sera présent sur plus de 20 points
   (dernière mise à jour le jeudi 8 juin - 19 heures)
 
 
  • Samedi 10 Juin de 10h00 à 12h00 devant la Gare de Bordeaux
  • Samedi 10 Juin de 11h00 à 12h00 Arrêt du Tram, Place Pey Berland - Bordeaux
  • Samedi 10 Juin de 11h00 à 12h00 devant le Grand Théatre - Bordeaux
  • Samedi 10 Juin de 14h00 à 15h00 Place Stalingrad, statue du Lion - Bordeaux
  • Samedi 10 Juin de 17h30 à 18h30 Entrée Principale L'Echappé Belle de Blanquefort
  • Dimanche 11 Juin de 11h00 à 12h00 Marché de Bassens
  • Lundi 12 Juin de 13h00 à 14h00 Carrefour Bêgles Rives d'Arcin
  • Lundi 12 Juin de 14h00 à 15h00 devant la Gare de Bordeaux
  • Lundi 12 Juin de 15h00 à 16h00 Arcachon - Ponton Plage Centrale
  • Lundi 12 Juin de 15h00 à 16h00 devant le Grand Théatre - Bordeaux
  • Lundi 12 Juin de 15h30 à 16h30 Place Stalingrad, statue du Lion - Bordeaux
  • Lundi 12 Juin de 17h00 à 18h00 devant le centre commercial Intermarché - Gradignan
  • Lundi 12 Juin de 19h30 à 20h30 devant le centre commercial Mériadeck - Bordeaux
  • Mardi 13 Juin de 8h00 à 9h00 Tramway de Palmer - Cenon
  • Mardi 13 Juin de 14h00 à 15h00 Rue Sainte Catherine Place Saint Projet - Bordeaux
  • Mardi 13 Juin de 15h30 à 16h30 devant l'Entrée de la Cathédrale Pey Berland - Bordeaux
  • Mercredi 14 Juin de 14h00 à 15h00 devant Auchan- Bordeaux LAC
  • Mercredi 14 Juin de 16h30 à 17h30 devant Carrefour -Lormont
  • Mercredi 14 Juin de 19h00 à 20h00 devant l'hypermarché Auchan - Biganos
  • Jeudi 15 Juin de 17h00 à 18h00 devant le centre commercial Intermarché - Gradignan
  • Jeudi 15 Juin de 9h00 à 10h00 sous les Arcs Place de la Victoire - Bordeaux
  • Jeudi 15 Juin de 10h00 à 11h00 sous les Arcs Place Gambetta - Bordeaux
  • Jeudi 15 Juin de 16h00 à 17h00 devant l'Entrée de la Cathédrale Pey Berland - Bordeaux

Plus personne ne s’étonne de voir le père qui s’accroche subir un véritable parcours du combattant : non représentation d’enfant, plaintes abusives, déménagement à l’autre bout de la France.

Alors que l’enfant est bien souvent confié 10 heures de rang à une nourrice, inconnu la veille, le père qui souhaite voir son droit de visite élargi doit financer une enquête sociale, une expertise psychologique.

Ainsi des pères qui se sont occupés de leurs enfants depuis leurs naissances, se voient après un divorce ou une séparation proposer de reprendre le contact progressivement avec leurs enfants.

 

La loi du 4 mars 2002 a insisté sur l’urgence d’inscrire les relations entre les parents dans la co-parentalité car l’absence organisée du père depuis plus de 30 ans génère des ravages sociaux.

 

Or encore dans 85 % des cas la résidence est principalement fixée chez la mère, fabriquant ainsi des familles mono-parentales.

 

Alors que les non-représentations ne sont presque jamais sanctionnées, pourquoi s’étonner si le père, parent de second ordre disparaît ?

 

Ainsi 1 500 000 enfants n’ont plus aucun contact avec leur père INED 1998

32 % des enfants de parents divorcés ne voient jamais leur père

54 % des enfants de parents séparés perdent tout contact avec leur père

 

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Manifestations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 mai 2006

 SOS Papa a préparé un document destiné aux parents désireux de préparer un dossier de résidence alternée.

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 14 mai 2006
Du divorce à l'aliénation parentale
Laurence Bertels © La Libre Belgique 2002


Syndrome peu connu, l'aliénation parentale serait un phénomène en accroissement. De Francfort à Namur, psychiatres et psychologues tirent la sonnette d'alarme. Le parent privé de contact souffre. Les enfants aussi.


Johanna de Tessières

Vingt ans après la séparation de ses parents, un enfant sur cinq ne veut plus entendre parler de son père ou de sa mère. Les conséquences de la séparation ont déjà fait l'objet de nombreuses études dévoilant, notamment, le Syndrome d'aliénation parentale (PAS). Celui-ci, décrit par Gardner en 1992 et 1996, présuppose chez l'un des deux parents la présence de réactions particulières à la séparation ou même de troubles de personnalité.

L'enfant, tout jeune, est amené à partager un ensemble d'idées et de perceptions fautives présentées à répétition ressemblant à un véritable lavage de cerveau. Le but non avoué est de le convaincre que l'`autre´ est un vrai monstre.

Discrédit

Comme l'a déclaré, à Francfort, en octobre dernier, le psychiatre Wilfried von Boch - Galhau: `Psychiatres et psychologues mettent en garde contre les traumatismes de plus en plus fréquents chez les enfants de couples divorcés volontairement aliénés de l'un des parents par l'autre parent. À long terme, la rupture du contact entre les parents, les enfants, les grands-parents et les frères et soeurs aboutit, dans un nombre croissant de familles confrontées à un divorce, à une douloureuse aliénation.´

Il ne s'agit, en effet, pas seulement de priver physiquement l'enfant d'un de ses deux parents, mais également de le discréditer.

`Bien souvent, les enfants diabolisent puis rejettent le parent, pour lequel ils éprouvaient auparavant de l'amour. Une telle maltraitance psychique suscite un traumatisme qui se poursuit à l'âge adulte. Les conséquences psychologiques sont comparables à celles que causent les abus sexuels´ va jusqu'à déclarer le psychiatre.

Encore trop peu connu, ce phénomène mériterait d'être mieux identifié, dans des services sociaux ou juridiques, cherchant quant à eux, à toujours mieux servir l'intérêt de l'enfant. On retrouve bien entendu des cas d'aliénation parentale dans les rapts internationaux.

Spécialiste de l'abus sexuel, Hubert van Ghijseghem, psychologue québécois d'origine belge, connaît bien le Syndrome d'aliénation parentale, une pathologie qu'un certain courant aimerait voir entrer au DSM IV, bible de la psychiatrie. `Que ce syndrome soit reconnu comme une pathologie est important pour la prise de décision judiciaire´, nous dit-il lors de son séjour en Belgique. D'après le psychologue, ce phénomène, connu depuis 3 ou 4 ans seulement, concernerait un divorce sur dix avec une aliénation sévère dans 5 pc des cas et une forme d'aliénation d'abus sexuel dans 1 pc des cas.

Augmentation des cas

Sans vouloir être alarmiste, une rapide analyse du contexte socio-culturel permet de prévoir une augmentation de cas dans les années à venir. Elle ne serait cependant pas proportionnelle à l'accroissement des divorces grâce à la médiation, de plus en plus prônée aujourd'hui.

Toujours est-il qu'en 1950, en Amérique du Nord, 5 pc des couples divorçaient avant les dix ans de leur aîné et qu'ils étaient 50 pc dans la même situation en 1995.

Le parent dit aliénant est souvent celui qui a la garde de l'enfant et qui se sent lésé, abandonné par l'autre. Inconsciemment, il distille son poison goutte à goutte avec une succession de phrases, qui incluent l'enfant dans le processus, du genre: `Il nous a abandonnés. Il nous traîne encore en justice. Tu es trop petit pour comprendre... Si tu savais ce qu'il nous a fait...´ L'autre est souvent décrit comme un monstre. Dans les faits, il arrive qu'une mère, par exemple, oblige le père à attendre au bout de la rue. Comme s'il s'agissait d'un dangereux individu.

Profil à risques

Les incessants coups de fil donnés à l'enfant lorsqu'il est en week-end chez le parent dit aliéné sont une manière, courante et efficace de l'empêcher d'avoir une réelle relation avec son autre géniteur. Et plus l'enfant s'éloigne de ce parent, plus il se libère de l'ambivalence de ses sentiments suite à la rupture ainsi que du conflit de loyauté qui le divise.

Mais, conclut Van Ghijseghem, `un enfant ne se défait pas impunément de ses géniteurs. L'apothéose du clivage peut mener à la schizophrénie. L'aliénation détruit la distance nécessaire intergénérationnelle. On sort ces enfants de l'enfance et le Syndrome d'aliénation parentale est prédicteur de troubles de comportements délinquants important, car l'enfant qui a pris le pouvoir a un profil à risques´.

© La Libre Belgique 2002


Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 mai 2006


Conférence de Madame Evelyne SULLEROT -Marainne de SOS PAPA
Sociologue, féministe de la première Heure

Co-Fondatrice du Planning Familial, Membre du Conseil Economique et Social, Membre de l'Institut de France,Commandeur de la Légion d'Honneur


SOS Papa ! A certains d’entre vous, aux plus jeunes, cet intitulé peut  paraître démodé. Je veux vous dire conservez-le, c’est un atout. D’abord, il se retient facilement. Ensuite, à sa façon, if est garant de
votre passé et il ouvre sur avenir.


C’est vrai qu’il fait penser à la fin des années 80, à la grande époque de SOS racisme. Mais, justement. c’est une belle durée, une très respectable continuité dans une lutte qui a su trouver un style, une
mesure et une force au fil des années. Je connais SOS Papa depuis ses débuts. Je sais que ces années ont représenté une longue et difficile lutte pour sauver la fonction paternelle, l’amour paternel, la dignité paternelle d’un déni révoltant d’injustice dont, lors des débuts de l’association, personne ne voulait reconnaître la pénible réalité. C’était le black out complet sur les dépressions dramatiques des pères qui n’avaient pas voulu le divorce et se trouvaient évincés, dépressions souvent suivies de chômage, parfois de tentatives de suicide. Ce qui m’a le plus frappée alors, c’est l’indifférence de l’opinion, tant masculine que féminine, à ces détresses ! Comme si ne pouvait y avoir de victimes que
les mères. Etait-ce injuste ? « Les hommes en ont tant fait voir aux femmes, chacun son tour ! », entendait-on dire couramment. Avec une totale bonne conscience, les juges. les fameux JAM de l’époque, devenus ensuite JAF, ont fabriqué pendant vingt cinq ans des morceaux tronqués de familles qu’on baptisait « familles monoparentales », et dont on faisait avec des soupirs des victimes « de la société », quand on n’en faisait pas ouvertement des victimes « des hommes », ces machos.

Après le divorce, après la séparation, le « couple parental » n’existait plus. Il y avait un « bon » parent, la mère, qui avait « la résidence habituelle », et l’autorité parentale. Et un parent en second, en retrait,
auquel on donnait un papier polycopié sur lequel il apprenait que lui qui n’avait rien fait de mal se trouvait « condamné » à pension. Il se découvrait souvent supplanté auprès de son enfant, dans les nouveaux
ménages formés par son ex conjoint et baptisés « familles recomposées », par le nouveau compagnon de la mère, « le tiers » comme on va peu à peu l’appeler. On a été à deux doigts de lui conférer
un statut, à ce personnage rapporté afin de gommer un peu plus le père qu’on n’acceptait justement pas de considérer comme le « vrai » père puisqu’il ne vivait pas auprès des enfants.

Au début des années 90, quand fut fondé SOS Papa, quand Michel Thizon est venu me trouver: j’écrivais mon livre Quels pères ? Quels fils ? et j’allais interviewer des magistrats. Je leur expliquait qu’il me semblait qu’il s’agissait là d’un sujet très grave, et j’ajoutais que j’avais recensé en France 15 associations de pères en colère, de pères désespérés. « Oh! la la! me disaient les JAM de l’époque, ce sont tous des brindezingues ! Il ne faut pas y faire attention. Les choses ont bien changé, les magistrats prennent bien davantage en considération les pères. et la loi les y invite, - et SOS Papa entre à UNAF !


Et puis, combien reste-t-il aujourd’hui des quinze associations de pères recensées alors ? Pour durer, il a fallu être tout saut brindezingue. Il a fallu tenir le cap, éviter les outrances, informer une société sourde à des malheurs qu’elle n’imaginait pas. C’était e combat de quelques pères dépossédés, personnes privées, sans moyens, contre l’appareil judiciaire et ses préjugés, contre les lois mal fichues, contre le Parlement qui les amendait mal, contre opinion publique, entièrement acquise à la mère, contre les médias qui n’osaient même pas parler du sentiment
paternel, contre les « psys » qui répétaient alors que « le père, c’est celui que désigne la mère » après la papesse Françoise Dolto, etc etc..

Il a fallu aussi, pour durer, que SOS Papa résiste aux divisions internes qui ont détruit d’autres associations de pères quand, par définition, on réunit des victimes douloureuses et souvent aigries, forcément, au sein de tels regroupements, on ne compte plus les turbulences, les impatiences, les
frustrations, les agressivités. J’avais fondé, présidé, dirigé plusieurs associations de femmes, et je croyais m’y connaître en luttes intestines et crises de croissance. Mais j’ai découvert que les associations d’hommes sont encore plus féroces et difficiles à gérer. C’est pourquoi je salue la barque SOS Papa qui a su naviguer sur une mer houleuse, qui a su résister aux excommunications successives et aux révoltes internes. Qui a su éviter les tentations de la commercialisation de services. Qui a su, enfin et surtout, garder le cap - c’est-à-dire l’intérêt de enfant à conserver ses deux parents et à être éduqué par ses deux parents, et à se voir transmises es cultures de ses deux parents.

 
SOS Papa, c’est un intitulé qui ouvre aussi sur l’avenir. Pendant une bonne trentaine d’années, notre société a offert aux jeunes adultes des conditions exceptionnelles pour leur vie privée : la paix, la démocratie, la prospérité économique, une médecine en progrès fulgurants. Dans cette
heureuse conjoncture, on a cru bon de libéraliser la vie privée, de relâcher le contrôle des moeurs, de lever les interdits, de laisser s’épanouir a liberté sexuelle des adultes consentants, qui ont pu s’unir et
se désunir à leur gré. Dans toute l‘Europe occidentale, on a vu ainsi se développer une culture hédoniste des jeunes et des adultes qui ne .fondaient plus de familles, mais se mettaient en couple à la recherche du bonheur ou du plaisir. Cette culture a été très adultocentriste. Ces adultes ont fait de moins en moins d’enfants et ont toujours davantage demandé à la société pour leurs enfants, pour les garder, les éduquer, les soigner. Tout au long de cette extraordinaire période de liberté sexuelle et sentimentale des adultes, d’une part, les enfants n’ont pas été la préoccupation première de la société, et d’autre part les femmes se sont vu assurées de la maîtrise de leur fécondité et donc de la procréation dans les couples.

Et partant, d’un rôle agrandi de décideuses, presque de nouveaux « chefs de famille », tandis que
s’affaiblissait a fonction du père. Des familles matricentrées”. On a parlé de moins en moins des effets sur les enfants de leur environnement familial et, singulièrement, des conséquences des divorces et
séparations. Avec quelque suffisance, les adultes se disant libérés ont affirmé que, désormais, le divorce étant banalisé, les enfants n’étaient plus stigmatisés par la séparation de leurs parents, donc, pas de problème. Tout était pour le mieux dans e meilleur des mondes.

Peu à peu, cependant, les enfants nés pendant cette fin XXème siècle si peu favorable à la famille ont fait parler d’eux. On s’est aperçu qu’ils n’allaient pas bien, et tout particulièrement, comme ont révélé de
grosses enquêtes dans plusieurs pays occidentaux, ceux dont les parents se sont séparés, et m& séparés, ceux qui n’ont pas connu de référent paternel, ceux qui voient leur père trop rarement, dans des
conditions tendues ou uniquement festives, etc. etc. Parce que ces enfants sont désormais très nombreux, et parce qu’on avait de plus en plus de recul pour juger de la manière dont ces dizaines et centaines de milliers d’enfants vivaient les phases successives de leur enfance, on a
pu établir, de manière statistique sérieuse, qu’ils présentaient des difficultés propres en comparaison des enfants de parents restés unis.

 
Malgré les réticences des adultes qui ne voulaient pas qu’on remette en cause leur sacro-sainte liberté en parlant des enfants, on a fait et publié des études, et on a révélé que les enfants agités, les enfants
boulimiques ou anorexiques, les enfants anxieux, es enfants accumulant les retards scolaires, les enfants accros au cannabis, les enfants délinquants, etc. etc. étaient statistiquement plus nombreux dans les configurations familiales incomplètes et les foyers sans père présent ou
proche. Bien sûr, les causes de ce mal être sont nombreuses et variées, et je ne vais pas les énumérer ici. Seulement dire que ce qui est certain c’est que le mal être des enfants ne peut plus demeurer masqué, oblitéré par les nouveaux modes de vie de leurs parents,- lesquels ont tenu le
devant de la scène pendant plus de 30 ans. Désormais, on va se soucier de plus en pus des enfants, de leur santé psychique, de leur sécurité, de leur développement. Et de leurs droits droit à connaître leurs origines, droit à être élevés par leurs deux parents, droit de fréquenter leurs quatre grands-parents, droit de s’exprimer sur les décisions prises par leurs parents dans certains cas.
C’est cette prise en compte de cet avenir que résume le cri d’alarme


SOS Papal qui apparaît bien comme proféré par les enfants, qui prend le point de vue des enfants. C’est cela qui vous ouvre sur l‘avenir. Les études dont je parle, on n’a pu les faire que parce que un grand
nombre d’enfants étaient concernés par la séparation de leurs parents, et pendant une durée importante de leur enfance. Songez que, d’ici trois ou quatre ans, en France, 1 enfant sur 3 verra ses parents se séparer avant ses 16 ans. C’est énorme. Son amplitude le fait reconnaître comme un phénomène social qui transcende les situations particulières, balaie la psychologie et bouscule les idéologies, qu’elles soient libertaires ou conservatrices. Et qui par sa masse et ses conséquences, oblige la société à modifier l’assise juridique de la famille. La loi de 2002 sur l’autorité parentale, et ordonnance de 2005 sur la filiation, qui prendra effet le 1er juillet de cette année 2006, l’une et l’autre, tiennent
compte de ce phénomène. Elles bouleversent l’architecture de la famille, qui, jusqu’ici, était fondée sur le mariage, sur l’alliance du couple, et qui, désormais, sera fondée sur la filiation, sur le rapport père/enfant et mère/enfant, quel que soit le lien qui unit les parents et même si ces parents sont désunis. Les mesures de politique familiale doivent suivre cette mutation.


A titre de comparaison, imaginez qu’on autorise les couples homosexuels à adopter des enfants toute la presse en parlera, mais cela ne concernera qu’un tout, tout petit nombre d’enfants, non pas 33% des
enfants, mais 0,01% ou quelque chose comme ça. Des cas, très médiatisés, mais aucune révolution importante dans la famille.

Or, dans l’univers des familles, des révolutions importantes par le nombre des personnes affectées, des lois et des mesures socialeschangées, il s’en est produit trois durant ces dernières décennies, et
l’histoire de leur apparition et de leur développement à chacune et l’inventaire de leurs conséquences rendent compte de presque tous les bouleversements observés depuis quarante ans.

Dans l’ordre chronologique, on a vu apparaître à partir de 1965, a révolution contraceptive puis dès les années 70 et de plus en plus voyante, la révolution sexuelle ; enfin, 40 ans après la découverte de
l’ADN, son application à la famille, la révolution génétique. Il faut tout de suite observer que deux de ces révolutions ont pour origine des découvertes scientifiques jusque là inédites et la mise au point de
techniques permettant leur application dans la reproduction humaine.


S’agissant de la révolution contraceptive, c’est le déchiffrement des processus hormonaux du cycle féminin et fa mise au point de techniques simples et efficaces (la pilule et le stérilet) à usage féminin pour provoquer une stérilité volontaire qui peut être levée en cessant utilisation de la contraception. S’agissant de la révolution génétique, c’est la découverte de la double hélice de l’ADN dans chacune de nos cellules, puis, en 1985, d’une technique permettant d’isoler les RFLP, ces marqueurs génétiques variant d’un individu à l’autre, les « empreintes génétiques » enfin, en 1991, l’utilisation des empreintes
génétiques pour déterminer de façon certaine la filiation, particulièrement la filiation paternelle, jusque là incertaine et seulement définie juridiquement.


Les deux révolutions fondées sur des découvertes scientifiques et techniques nouvelles sont à coup sûr irréversibles dans leur marche et leurs effets déjà connus ou à venir. S’agissant de la révolution sexuelle, je ne saurais me prononcer sur son avenir, même si je puis en cerner la naissance, l’importance croissante, et les effets. Toutefois, je vous demande d’observer que l’apparition de la révolution sexuelle ne suit pas toujours inéluctablement la révolution contraceptive. Ainsi, les pays du Maghreb ont connu depuis une vingtaine d’années une révolution contraceptive considérable (avec une réduction de la natalité très rapide - de 6 enfants par femme à 2 ou 3 seulement) mais pas l’ombre d’une
révolution sexuelle : la religion y contrôle toujours étroitement les moeurs.


En France, les trois révolutions contraceptive, sexuelle et génétique
expliquent à elles seules les transformations des moeurs, des lois touchant la famille, des rapports entre les sexes, de l’environnement parental des enfants, de leur développement. Chacune de ces
révolutions présente ses caractéristiques et ses conséquences propres,
facilement identifiables.


La révolution contraceptive a été attendue, désirée, voulue, triomphalement accueillie, portée et accomplie par les femmes, dont elle a transformé la vie. Elles sont passées de la dimension de l’acceptation de leur destin ou de la révolte impuissante à la dimension du choix, de la
planification, de la décision. La révolution contraceptive a entraîné les effets suivants, statistiquement établis une rapide et forte augmentation des niveaux d’éducation et d’activité professionnelle des femmes, donc, une plus grande autonomie financière des conjointes et des mères
une moindre recherche du statut de femme mariée par les jeunes filles.
qui s’est traduite par une baisse de 40% du nombre des mariages (dont
la chute continue, contrairement à ce que l’on nous annonce périodiquement) ; un recul constant de l’âge de la femme au moment de sa première maternité, lequel est passé de 22 ½ ans à 29 ans) ; une
baisse de la fécondité des femmes de l’ordre de 1 enfant de moins par femme en moyenne ( L’ISF a chuté de 2,9 à 1,9 entre 1965 et 2005 ) ;


une augmentation énorme de la proportion des enfants nés hors mariage. qui passe, entre 1965 et 2005, de 6% à 47% des naissances.


Enfin une suprématie de la mère dans la famille qui se traduit par une
proportion très considérable de « gardes à la mère » dans les séparations, et une grave crise de la fonction paternelle.
La révolution sexuelle, elle, a été imaginée, revendiquée, voulue, promue par des jeunes hommes après 1968 et elle a été très rapidement commercialisée par d’autres hommes qui y ont vu surtout un marché du sexe financièrement juteux. Assez rapidement contrée par les féministes, la liberté sexuelle prônée par les hommes s’est vue contûment et fortement bornée par une criminalisation renforcée à partir
de 1980. On a connu une répression beaucoup plus fréquente et beaucoup plus sévère du viol (même dans le mariage), on a vu naître le délit de harcèlement sexuel. Les agressions sexuelles de toute sorte ont été de plus en plus poursuivies et punies et on a vu l’utilisation dans les procédures de divorce d’accusations d’attouchements sexuels sur enfant. La France est aujourd’hui le pays où l’on compte de plus grand nombre de délinquants sexuels en prison (avec une moyenne de Acondamnations de 7 ans fermes).

 La révolution sexuelle ne se préoccupe pas des enfants, ni de la famille. Mais elle a provoqué une
recherche individualiste de l’épanouissement, sexuel et affectif, et une forte rivalité hommes/femmes qui n’existait pas en France avant 1970. Elle est à l’origine d’une forte croissance des séparations et divorces. Les séparations de concubins sont plus précoces et plus fréquentes que les divorces mais on ne peut les dénombrer. Les divorces, eux, sont passés de 1 divorce pour 10 mariages à 1 divorce pour 2 mariages durant la période considérée. Environ 65 % des divorces concerne des couples avec enfant(s). Le résultat le plus préoccupant est l’explosion, que j’ai déjà mentionnée, du nombre d’enfants qui voient leurs parents se séparer, - avec toutes les conséquences que l’on commence à mieux
connaître.


La révolution génétique, elle, n’a été ni désirée ni même attendue. Elle a pris tout le monde par surprise. Elle a beaucoup embarrassé les magistrats (qui jusque là « faisaient » le père) certains médecins qui
transplantaient du sperme congelé ou des ovocytes en modifiant la lignée génétique des couples infertiles concernés à peu près tous les psys” qui n’aiment pas du tout un rappel à l’inné qu’ils combattent ou relativisent le plus possible ; les chrétiens, surtout catholiques, qui considéraient dans la famille davantage L’alliance du couple et la parentalité affective et éducative que la filiation biologique. Pourtant, a révolution génétique suit son cours et même les magistrats devront un jour où l’autre accepter que les particuliers puissent faire établir et reconnaître leur paternité sans passer par un tribunal. Les effets de la révolution génétique, qui commence à peine, seront à terme
considérables. La génétique établit enfin avec certitude la filiation paternelle et aussi e fait que l’enfant est composé pour moitié par l’apport paternel, pour moitié par l’apport maternel, c’est-à-dire que,
biologiquement, la mère n’est pas plus mère que le père n’est père.


Après avoir été écrasé par le mépris, « le géniteur » peu à peu prendra sa place et comptera dans les origines de l’enfant. Du reste, la révolution génétique va être la revanche de la famille longue, la famille lignée, sur la prédominance récente du couple amoureux, Elle va consacrer le « couple parental », qui est biologiquement facile à désigner et qui est définitif, alors que le couple amoureux, marié ou pas, apparaît de plus en plus fragile. D’où la consolidation du concept de coparentalité, qui
s’applique à l’éducation en commun par ses deux parents d’un enfant, mais se fonde sur la coparentalité biologique - modèle anthropologique invariable, avec différenciation des sexes des deux parents. La révolution génétique oblige la société à changer les lois.


Elle va changer le destin des hommes dans la reproduction. Pendant des siècles, des hommes ont semé leur sperme inconsidérément et sont parvenus souvent à se défiler au moment de reconnaître leur paternité. Ils s’étaient construit un système juridique défensif très performant pour décourager les mères célibataires, qualifiées de « demanderesses » indignes. Dorénavant, les recherches en paternité et les actions en dénégation de paternité se multiplient. L’ère de la vérité biologique
s’annonce. Elle poussera sans doute les jeunes hommes à agir de manière plus responsable que leurs ancêtres. Depuis la révolution contraceptive, les hommes ont cessé de « prendre es précautions »,
comme on disait, et ont compté que désormais, c’est affaire des femmes de se protéger d’une grossesse éventuelle. Désormais, ils devront être plus prudents et plus responsables s’ils ne veulent pas, à leur tour, avoir des enfants malgré eux”


En revanche, les femmes ni les juges ne pourront plus leur dérober leur enfant, l’enfant dont ils veulent assumer la paternité et éducation. Sûrs de pouvoir prouver leur paternité, ils pourront en revendiquer la dignité et les droits qu’on leur niait souvent. L’accouchement sous X ne volera plus d’entant à leur père et de père à leur enfant. Toutefois le droit français permet toujours à une femme d’être mère sans le dire au père et de priver son enfant de père. L’opinion continue de penser qu’une femme a « bien le droit » de se faire un enfant pour elle seule. Comme l’a écrit SOS Papa dans un de ses bulletins, ce devrait être considéré comme une forme de maltraitance -si on se met du point de vue de l’enfant.


Bien sûr, je viens ici de résumer, en quelques mots, ce que je développe longuement dans mon dernier ivre. Mais vous aurez compris que, loin de chercher à suivre des considérations idéologiques ou à asséner des opinions, j’apporte, pour la marche et les effets de chacune de ces trois révolutions majeures, des preuves statistiques, irréfutables, inattaquables. Vous remarquerez, si vous lisez mon livre, que d’une part les théories psychologiques, d’autre part les lois ont, les unes comme les
autres, flotté au gré de ces grandes vagues puissantes, sans jamais les guider ni les modifier. Les bouleversements de la famille se sont produits à partir d’une meilleure connaissance scientifique des phénomènes de la reproduction et il n’y aura pas de retour en arrière. Mais ces connaissances n’ouvrent pas forcément une civilisation du plaisir qui gommerait la famille. Le besoin de famille, de parents, de liens est fortement ressenti, et une civilisation vouée au seul plaisir ne peut satisfaire ce besoin. Cela ne veut pas dire qu’il faut rogner sur la liberté sexuelle, qui est aussi une conquête. Peut-être parviendra-t-on à laisser à la sexualité un très grand champ de liberté, sans affecter les enfants et la famille. Pour cela, il faudrait parvenir à borner les effets délétères d’une industrie du sexe qui s’empare de tout, - images, langage. mode, danse, musique, loisirs, voyages - qui abîme la culture et rabaisse notre
civilisation - jusqu’à nous valoir le mépris et la haine de ceux qui nous croient aux mains de Satan.
Une chose est sûre, c’est, je vous le disais en commençant : désormais, il faut penser aux enfants, penser à partir des enfants. Tout enfant devrait se voir conférer par ses parents une identité nette et forte, qui est son bagage de départ dans la vie, et qui le rattache à toute sa famille une identité génétique, claire et nette, sans mensonge, surtout sans mensonge tu es le fils ou la fille de tel père biologique et de telle mère biologique ; une identité sociale si possible stable tu portes tel nom qui te rattache à telle famille, originaire de telle et telle région, tel et tel pays, et tu parles telle et tel{e langue enfin une identité culturelle qui transmet les valeurs et les idées caractérisant le milieu familial et qui permet à enfant
de dire : « Chez nous, on dit que... on pense que... » même si, adolescent, il remettra tout cela en cause.
La place et le rôle du père sont déterminants dans cette identité socle.


Plus vous lutterez pour pouvoir élever vos enfants, plus vous les aiderez à exister. Plus vous aiderez es pères à éduquer leurs enfants en bon intelligence avec es mères, plus vous tisserez de cohésion sociale dans notre société qui en a bien besoin. Votre tâche n’est pas seulement de
résoudre des problèmes privés mais de faire oeuvre publique.

 

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus