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Samedi 13 mai 2006
Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Livres
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Samedi 13 mai 2006
La fondamentalité du Père

Saturday 18 March 2006     |      Culture     |      Email    |      Print

La fondamentalité du Père
Entretien courtois avec Claudio Risé
La société est en train de redécouvrir le rôle essentiel du père de famille

Claudio Risé est un universitaire italien, professeur de sciences politique, mais aussi psychanalyste jungien de très grande réputation en Italie où ses positions traditionalistes ont été à l’origine de débats. Orientant ses recherches sur le rôle des grands thèmes de la tradition dans la société moderne, il a publié près de quinze essais d’une importance considérable, d’une grande originalité et d’une totale liberté de ton où il étudie les dérives contemporaines que sont l’esprit de jouissance, le narcissisme, la perte de virilité, la disparition des repères identitaires.

Son dernier ouvrage, « Le Père absent », qui examine le coût humain d’une politique fondée sur le triptyque « avortement, divorce, procréation artificielle », a connu plusieurs éditions en Italie et vient d’être traduit en France. Claudio Risé y révèle qu’aux Etats-Unis, par exemple, les enfants élevés en l’absence de père commettent onze fois plus d’actes de violence scolaire que les autres et constituent 85 % des détenus, 70 % des déviants, 63 % des jeunes suicidaires et 90 % des sans-abri. Le Libre Journal publie ici un résumé de l’entretien que Claudio Risé lui a accordé sur l’antenne de Radio Courtoisie.

Le Libre Journal : Claudio Risé, vous accusez d’abord les pères de ne pas tenir leur place dans la construction de l’enfant. Comment expliquez-vous cette absence ?
Claudio Risé : Elle a de nombreuses raisons. Psychologiques et économiques. Du point de vue psychologique, l’Occident est retombé sous l’influence de l’archétype de la « Grande Mère », une force de l’inconscient collectif qui tend à accroître le pouvoir de la mère au détriment de celui du père, conditionnant par là même la culture dominante. Les hommes ont eux-mêmes tendance à se comporter en fils plutôt qu’en mari de leur compagne. Ils manifestent un besoin constant d’être rassurés. Et avec leurs enfants, ils sont moins pères que rivaux. Et puis l’Europe occidentale s’américanisent, les pères sont soumis à l’impératif de fournir le meilleur revenu possible à leur famille. Ils se consacrent donc avant tout au travail et à leur carrière. Aux Etats-Unis, le temps libre des salariés hommes a diminué de 20 % entre les années trente et les années quatre-vingt. Aujourd’hui, les hommes ne se réservent plus assez de temps pour participer véritablement à l’éducation leurs enfants. Enfin, en cas de séparation du couple parental, la législation et la jurisprudence sont très défavorables aux hommes. Les mères se voient le plus souvent confier leurs enfants, même grands adolescents.

Les enfants élevés sans père sont onze fois plus violents

LLJ : Quelle explication proposez-vous à cette inégalité de traitement ?
C.R : De longues décennies durant, tout ce qui se référait au père a été affublé d’épithètes péjoratives tendant à dévaluer les comportements paternels. Des concepts comme « autorité paternelle » ou « puissance paternelle », des mots comme « paternalisme » ou « patriarcat » témoignent de la charge négative de la paternité dans une société qui rejette de plus en plus les hiérarchies naturelles. Depuis un demi-siècle au moins, tout s’est passé comme si le père européen était devenu encombrant. L’homme adulte était apprécié pour ses fonctions d’entrepreneur, de consommateur, mais il ne devait en aucun cas prétendre « jouer les pères ». On commence seulement à redécouvrir l’importance de la fonction éducative du père.
LLJ : Quels sont aujourd’hui les effets de cette situation ?
C.R : Symboliquement, le père est celui qui, par sa présence et son action, dresse un pont entre les enfants qui grandissent et la société dans laquelle ils devront entrer. Alors que la mère exprime avant tout le monde des affects et des besoins. Le père initie à la norme, à la discipline que nous devons exercer sur nous-mêmes, et à l’autorité que nous devons reconnaître à la société. Toutes ces valeurs ont été fortement contestées et sacrifiées à l’assouvissement immédiat des désirs et du plaisir. On en mesure aujourd’hui les conséquences.

LLJ : N’y a-t-il pas aussi une dimension quasi religieuse dans le « métier du père » ?
C.R : Bien sur. Le père qui remplit correctement sa fonction active, chez son fils, la capacité de relation avec la dimension surnaturelle, transcendante. C’est en cultivant cet aspect psychique que l’individu se met en mesure de développer sa relation avec Dieu.

LLJ : Les choses ont-elles tendance à empirer, ou à s’améliorer ?
C.R : Comme toujours, dans les situations extrêmes où la vitalité du groupe humain est elle-même mise en péril (les hommes qui éprouvent une difficulté à se reproduire représentent aujourd’hui 45 % en Europe), l’instinct de conservation développe de vigoureuses réactions. Toute la société prend conscience qu’elle ne peut se passer des pères. Le comportement et la sensibilité des hommes-pères se restaurent à mesure qu’ils redécouvrent la signification de leur rôle d’éducateur. Lors des séparations qui malheureusement continuent d’ augmenter, les maris sont de plus en plus nombreux à réclamer la garde des enfants. Même au niveau social, la pratique de la garde conjointe se répand. Dans ma pratique de psychanalyste, je crois pouvoir dire que chez de plus en plus de jeunes hommes la conscience des valeurs de la famille, de l’affection, et de l’éducation des enfants grandit face à l’hédonisme et aux critères induits par la société de consommation. En bref, le père rentre à la maison parce que la société se rend compte qu’elle ne peut décidément fonctionner sans lui.

Source : Le Libre Journal n° 366 du 17 Décembre 2005
Source: scorpionwind.hautetfort.com

 

 

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Articles
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Samedi 13 mai 2006

Communiqué de Presse               Bordeaux, le 5 décembre 2005,

 

Le 10 décembre 2005 de 14h à 17h, pour la deuxième année consécutive, des papas déguisés en père Noël, accompagnés de grands-parents, mais aussi d’enfants circuleront dans Bordeaux afin de sensibiliser le public sur le fait que, en 2005, à Noël encore 1 enfant sur 10 passera Noël sans son Papa (*)  

 

Cette année, c’est une centaine  de parents, mais aussi de grands-parents et d’enfants qui distribueront des tracts (10000 tracts) mais aussi des bonbons (15 kg de bonbons prévus) lors d’un parcours familial et joyeux. Celui-ci sera ponctué de haltes significatives place de l’Hôtel de Ville, place de la Comédie (via rue des 3 Conils et rue Sainte Catherine), place des Grands Hommes (via Allée de Tourny et rue Montaigne), place Gambetta (via rue Montesquieu), place de la Victoire (via Rue Porte Dijeaux et rue Sainte Catherine) 

 

Des renseignements peuvent être recueillis auprès de la délégation régionale de SOS Papa au 05 56 88 16 82 ou auprès du siège national au 01 39 76 19 99. Une délégation de SOS Papa Landes et de la Fédération des Mouvements de la Condition Paternelle de l’Aquitaine se joindront au cortège.  

 

Une manifestation identique est organisée le samedi 17 décembre à PARIS.  

 

En Grande Bretagne, en Belgique, au Pays-Bas, c’est maintenant tous les ans que  des associations de défense de la co-parentalité attirent l’attention du public sur l’importance de sauvegarder les liens familiaux, notamment à l’occasion des fêtes traditionnelles comme Noël.

En 2004, à  Bordeaux et à Paris,  des papas étaient descendus dans la rue déguisés en père Noël à l’initiative de SOS Papa pour témoigner auprès du public de la difficulté dans laquelle ils sont de pouvoir voir régulièrement leurs enfants.  

 

 

 

 Noël est  en effet une fête traditionnelle permettant de mesurer l’importance des liens familiaux. Pourtant, cette année encore, des cadeaux attendront chez un papa qu’un enfant vienne les chercher.  

Car, malgré leur désir de contribuer à leur  bonheur,  après un divorce ou une séparation, de nombreux papas n’ont plus aucun lien avec leurs enfants  

 

Pour des centaines de milliers de Papa,  Noël vient chaque année leur rappeler leurs enfants,  qu’ils sont empêchés de voir régulièrement. 

 

 (*) (1 500 000 enfants n’ont plus aucun contact avec leur père INED 1998) 

        32 % des enfants de parents divorcés ne voient jamais leur père 

        18 % moins d’une fois par mois  (ESF 1994). 

        54 % des enfants de parents séparés perdent tout contact avec leur père24 % n’ont plus avec 

        lui que des rencontres épisodiques (INED 1998).

 

 

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Manifestations
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Samedi 13 mai 2006

Sud Ouest
Gironde Bordeaux centre, lundi 12 décembre 2005, p. 8

 

 

DIVORCE.
Noël sans papa

 

 

Les pères se sentent défavorisés pour obtenir la garde des enfants. A l'appel d'SOS Papa, ils ont manifesté

 

 

Norbert n'a pas vu Lorenzo depuis 8 mois. Pourtant, le jugement qui a conclu la procédure de divorce lui attribue la garde de son fils, âgé de 8 ans, tous les mercredis et un week-end sur deux. « La mère refuse tout contact depuis Pâques, c'est très dur. Aujourd'hui je vois arriver les fêtes, et ne sais pas quand je pourrai voir mon gamin. »

 

 

Alors Norbert est venu du Lot-et-Garonne manifester samedi après-midi dans les rues de Bordeaux, comme une centaine de membres de l'association SOS Papa. Parce que, selon eux, un enfant sur dix ne passera pas le 25 décembre avec son père, ils ont revêtu la tunique du Père Noël pour relier Pey-Perland à la Victoire. Et s'ils ont distribué des bonbons aux passants, ils ont aussi hissé les banderoles et fait sonner les cornes de brumes.

 

 

« Je ne veux pas enlever la garde de mon fils à sa mère, poursuit Norbert. Mais un enfant a besoin de voir son papa et sa maman. C'est dans son intérêt. J'ai déposé quatre plaintes, ça n'aboutit pas. Une mère qui ne respecte pas un jugement n'a aucun problème. Alors qu'un père qui ne paye pas la pension alimentaire est aussitôt ennuyé. »

 

 

Pacifier les relations.

 

 

« On ne se bat pas contre les mères », assure Alain, un grand-père bordelais venu par solidarité. « Ce qu'on veut, c'est l'égalité des droits. Mon fils a dû se battre pour voir ses enfants. On a l'impression que les mamans sont favorisées par les juges des affaires familiales, peut-être parce que ce sont en majorité des femmes... »

 

 

René, qui habite à Anglet (64), a obtenu de garder régulièrement Léo, 4 ans. Ce qui ne signifie pas la fin des problèmes. « Parfois, la mère le garde et me prévient au dernier moment, ou me fait attendre sans prévenir. Neuf enfants sur dix vivent chez leur mère. Comment pacifier les relations tant qu'il n'y a pas d'égalité ? Le père est obligé de prouver tout ce qu'il dit, tandis que la mère est crue sur parole. »

 

 

« On doute toujours des capacités d'un père a s'occuper d'un enfant », regrette Pierre Le Bars, délégué régional de SOS Papa, qui compte 13 000 adhérents en France dont 650 en Gironde. « La coparentalité est inscrite dans la loi. On voudrait qu'elle se traduise dans les procédures judiciaires. » Pour lui, la manifestation, organisée pour la deuxième année consécutive à Bordeaux, aide aussi les papas à tenir. « Ils se disent qu'ils vont se battre encore pendant un an ».

 

 

Par SOS Papa Aquitaine - Publié dans : Articles
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