On constate, au vu des décisions rendues depuis le 4 mars 2002, qu'une partie des magistrats a assimilé l'esprit de la nouvelle loi et en applique les principes de co-parentalité. D'autres juges refusent encore systématiquement cette co-parentalité effective et impose la "garde" monoparentale dés qu'une mère la demande.
D'un tribunal à l'autre, d'un juge à l'autre, selon que l'on passe le matin ou l'après-midi, le sort des enfants peut être diamétralement opposé. Voila quelques exemples, emprunté à d'autres juridictions que BORDEAUX.
Exemple pour :
Dans la mesure où les capacités éducatives de chacun des parents ne sont pas remises en cause, ni leur désir d'investissement et considérant la proximité de leur domicile, il y a lieu de partager par moitié le temps consacré à l'enfant."
L'épouse demandait le divorce et réclamait la résidence exclusive de son enfant de 2 ans (TGI de Beauvais, ONC du 11/04/03 N° 03/00521)
Exemple contre :
"Vu le jeune age de l'enfant, la résidence est fixée chez la mère" (TGI de Beauvais)
Exemple pour :
La mère voulait limiter les "droits de visite" du père à quelques heures pour son enfant de 9 mois (Cour d'Appel d'Amiens arrêt du 26/06/02 RG 01/02113)
Exemple pour :
"Il résulte des dispositions de la loi du 04.03.02 que la résidence alternée constitue l'organisation normale de la vie des enfants d'un couple séparé."
Pour deux enfants de 6 et 8 ans, l'épouse travaillant à mi-temps expose que le travail du père ne lui permet pas de s'occuper des enfants (TGI de Péronne ONC du 6/05/02 RG 02/00077)
Exemple contre :
"Monsieur doit être conscient que cette demande de résidence alternée est d'autant plus perturbatrice qu'elle s'inscrit à un moment ou l'adolescente (13 ans) va aborder des orientations professionnelles, nécessitant le cas échéant des changements d'établissement scolaires" (TGI de Bourgoin-Jallieu le 8/11/02 RG 02/00874)