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Dimanche 14 mai 2006

 

Mission d’information
sur la famille et les droits des enfants

Le Mercredi 23 novembre 2005 à 10 h

Les participants à la table ronde seront invités à répondre à la question suivante : faut-il faire évoluer notre législation pour améliorer l’exercice de l’autorité parentale par les parents séparés ?

Les questions ci-dessous visent à préciser, à titre indicatif, les sujets de réflexion de la Mission. 

1.– Les problèmes posés par la mise en œuvre de la résidence alternée

  Estimez-vous positive la possibilité ouverte au juge d’imposer une résidence alternée à l’essai lorsque l’un des parents la demande ou en cas de désaccord entre eux ?

 – Pensez-vous qu’il conviendrait d’interdire la résidence alternée pour les enfants n’ayant pas atteint un certain âge (3 ans ou 6 ans, par exemple) ou un certain stade de maturité ?

 – Avez-vous constaté que la résidence alternée conduisait trop souvent à un partage strictement égalitaire du temps alors que des solutions différentes seraient préférables ? Faudrait-il préciser dans la loi que la résidence alternée ne se traduit pas nécessairement par un partage égalitaire du temps de l’enfant entre ses deux résidences ?

 – Estimez-vous que l’impossibilité actuelle d’un partage des prestations familiales entre les deux parents chez lesquels l’enfant réside en alternance constitue un frein au développement de ce type de solution ? Si oui, quelles solutions préconisez-vous ?

 2.– Le développement limité de la médiation familiale en France

 – Seriez-vous favorable à ce que les parents soient obligés de suivre une réunion d’information sur la médiation avant de pouvoir saisir le juge pour qu’il se prononce sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale ?

– Jugez-vous nécessaire que les séances de médiation, ou au moins un certain nombre d’entre elles, soient gratuites ? Un mécanisme comparable à celui de l’aide juridictionnelle devrait-il s’appliquer à la médiation, pour en garantir la gratuité aux seuls parents les moins aisés ? 

3.– Le problème de la fixation et du versement des pensions alimentaires

 – Faut-il établir un barème pour la fixation des pensions alimentaires ? Dans l’affirmative, devrait-il être impératif ou indicatif ? 

– Les moyens qui existent actuellement pour obtenir le versement effectif des pensions alimentaires vous semblent-ils satisfaisants ? Si ce n’est pas le cas, comment pourraient-ils être améliorés ? La création d’un Fonds spécifique, qui assurerait l’avance du paiement des pensions alimentaires en cas de carence du débiteur, vous apparaît-elle pertinente ?

– Faut-il prévoir d’autres sanctions que le délit d’abandon de famille, et, si oui, lesquelles, pour sanctionner le non-versement des pensions alimentaires ?

4.– L’aide à la parentalité

 – Quelles mesures préconisez-vous pour aider les parents à exercer leur autorité parentale ?

 

 

 

 

 

Par SOS Papa Aquitaine
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Dimanche 14 mai 2006

On constate, au vu des décisions rendues depuis le 4 mars 2002, qu'une partie des   magistrats a assimilé l'esprit de la nouvelle loi et en applique les principes de co-parentalité. D'autres juges refusent encore systématiquement cette co-parentalité effective et impose la "garde" monoparentale dés qu'une mère la demande.

D'un tribunal à l'autre, d'un juge à l'autre, selon que l'on passe le matin ou l'après-midi, le sort des enfants peut être diamétralement opposé. Voila quelques exemples, emprunté à d'autres juridictions que BORDEAUX.

Exemple pour :

Dans la mesure où les capacités éducatives de chacun des parents ne sont pas remises en cause, ni leur désir d'investissement et considérant la proximité de leur domicile, il y a lieu de partager par moitié le temps consacré à l'enfant."

L'épouse demandait le divorce et réclamait la résidence exclusive de son enfant de 2 ans (TGI de Beauvais, ONC du 11/04/03 N° 03/00521)

Exemple contre :

"Vu le jeune age de l'enfant, la résidence est fixée chez la mère"  (TGI de Beauvais)

Exemple pour :

"ATTENDU qu’il est constant que pour un enfant l’égale présence de chacun de ses parents ne peut qu’avoir une influence bénéfique sur son évolution ; Que du fait de la séparation des parents une telle situation ne peut se réaliser que par l’intermédiaire d’une résidence alternée"

La mère voulait limiter les "droits de visite" du père à quelques heures pour son enfant de 9 mois (Cour d'Appel d'Amiens arrêt du 26/06/02 RG 01/02113)

Exemple pour :

"Il résulte des dispositions de la loi du 04.03.02 que la résidence alternée constitue l'organisation normale de la vie des enfants d'un couple séparé."

Pour deux enfants de 6 et 8 ans, l'épouse travaillant à mi-temps expose que le travail du père ne lui permet pas de s'occuper des enfants (TGI de Péronne ONC du 6/05/02 RG 02/00077)

Exemple contre :

"Monsieur doit être conscient que cette demande de résidence alternée est d'autant plus perturbatrice qu'elle s'inscrit à un moment ou l'adolescente (13 ans) va aborder des orientations professionnelles, nécessitant le cas échéant des changements d'établissement scolaires"   (TGI de Bourgoin-Jallieu le 8/11/02 RG 02/00874)

Par SOS Papa Aquitaine
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